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    Tous à l'opéra

    Par soso :: 16/02/2007 à 3:28 :: Au théâtre hier soir



    Samedi 17 février 2007
     première journée européenne "tous à l'opéra"
    Cliquez sur "participants" dans les onglets du bas pour savoir ce qui se passe près de chez vous !

    Vous pourrez voir les coulisses des spectacles et bien sûr des opéras à prix franchement abordables !


    Jean la Chance

    Par soso :: 24/04/2006 à 2:05 :: Au théâtre hier soir

    Jeudi 20 avril.

    Une pièce de Brecht... on sait que le contenu, ce qu'on pourrait appeler le "scénario" sera sans équivoque... et effectivement rien à redire: Jean le paysan vit sa chute inexorable et tragi-comique, par excès de bonté et de simplicité, d'amour pour un coin de nuages et pour la lumière de la lune, la liberté, la joie...

     

    Extrait : Jean retrouve Jeanne, sa femme.

    Jean lui passe un bras sur les épaules: Je suis si content que tu sois revenue.
    Jeanne faible, serrée contre lui : Mais la femme ?
    Jean : On s’en va sans rien dire.
    Jeanne : Et le manège ? On n’a plus rien après !
    Jean : Maintenant, je t’ai, toi. Ce n’est pas rien ! Je donne volontiers le manège pour toi ! Il l’emmène lentement.
    Jeanne : Ce chemin descend vers la rivière noire.
    Jean : Peu importe.
    Jeanne : J’y étais tout à l’heure.
    Jean : Maintenant, c’est fini.
    Jeanne : Tu abandonnes pour moi ce qui t’appartient !
    Jean : Mais c’est tellement bon de marcher comme ça !



    L'intérêt (ou non) résidait donc dans la mise en scène de Jean-Claude Fall...

    Je dois avouer qu'elle ne m'a pas totalement enthousiasmée.

    Il était très plaisant d’arriver dans la salle et de voir les acteurs sur scène assis à écouter une fanfare tzigane… il le fut moins de les voir se lever, une fois les spectateurs assis, et de se mettre à chanter…

    De même pour tous les interludes chantés que comporte la pièce d’ailleurs. Les textes des chansons sont des poèmes de Brecht et bien qu’ils semblent vouloir illustrer le propos de la pièce, ils jurent un peu trop à mon goût… Les acteurs clownesques par moment se transforment en chanteurs lyriques parfaitement  sérieux et légèrement mielleux…

    D’ailleurs, j’ai eu l’impression que certains acteurs avaient été choisis pour leurs capacités interprétatives musicales plutôt que dramatiques…

    En revanche, la présence de l’orchestre qui ponctue les moments forts de la pièce est intéressante et rappelle les films de Kusturica à certains égards.

     

    La première partie de la pièce se présente sous forme de tableaux. Des draps tombent les uns après les autres, illustrant en toile de fond les décors. Et ce jusqu’au manège :

     

    La structure est impressionnante et utilisée à bon escient dans la plupart des cas… Deux grands moments, Jean, seul sur scène, debout sur une balançoire du manège, et Jean retrouvant son « ami » lorsqu’il garde des taureaux, figurés par les autres membres de la troupe assis sur les balançoires et coiffés de cornes.

     

    David Ayala (Jean) porte la pièce sur ses épaules de façon magistrale. La figure tragique qu’il incarne à la fin de la pièce fait oublier ses trop nombreux sautillements du début. Et Isabelle Fürst interprète à merveille tous les personnages qu’elle endosse au fil de la représentation : servante, mendiant, berger… et elle chante admirablement.





    Artaud se souvient d'Hitler et du Romanische Café

    Par soso :: 10/03/2006 à 3:49 :: Au théâtre hier soir

    Quand on va voir une pièce dont le seul et unique acteur va monologuer dans le rôle d’Antonin Artaud, on s’attend forcément à un moment déjanté, et quand on va voir une pièce dont le seul et unique acteur va monologuer dans le rôle d’Antonin Artaud qui nous raconte sa rencontre avec Hitler, on s’attend au pire !

    Ma soirée commence donc par le trajet jusqu’au théâtre…

    Place du Parlement : je suis seule sur mon côté de trottoir, de l’autre côté un homme à l’air, il faut bien le dire, louche. Il traverse la rue en zigzaguant : « Je peux vous demander quelque chose ? » « Heu, oui… » « Vous faites des photos en noir et blanc ? » pas de réflexion : « Non, désolée » Phrase toute faite pour ce genre de situations… Puis je réfléchi… Etrange comme question… Bref, passons…

    Je m’installe, je passe les détails burlesques de la dame derrière qui est trop petite et qui me demande de venir devant elle à la place de ma voisine qui est trop grande, l’ouvreuse qui nous fait tous nous décaler d’une place pour que la fille au strapontin ait une vraie place ce qui fait que la grande revient devant la dame de derrière qu’est trop petite, et la dame de maintenant-devant-moi qui est trop grande et qui bouge la tête tout le temps, et c’est surtitré et j’ai perdu mes lunettes y a deux semaines… blablabla…

    Le rideau ne s’ouvre pas. Sur scène, il y a une grande boîte. Le panneau qui fait face au public porte une inscription, la note qu’Artaud a laissé pour Hitler, celle dans laquelle il lui demande de se rappeler de leur rencontre au Romanische Café. Une ombre verte se déplace derrière ce panneau opaque et finit d’écrire la note. Puis cette ombre s’accroche en haut de la « cage » et arrache le papier. Derrière le plexiglas, dans  la cellule psychiatrique, Martin Wuttke se révèle être un Antonin Artaud des plus convaincants…



    Il m’a fallu environ 20 minutes pour « rentrer » dans la pièce (bon, la tête de la dame, l’élocution en allemand de l’acteur et les surtitres illisibles ont contribués à ce temps relativement long pour une pièce d’une heure quinze) mais, ensuite, un régal !

    20 minutes aussi car…

    La moustache d’Hitler (qui n’a pas une « physionomie théâtrale, sauf peut-être pour un théâtre de province »), c’est effrayant…La folie ça dérange, forcément… Les cris, c’est fort et surprenant…

    Mais tout ça est finalement très attachant et quand l’acteur se met à chanter du Dalida, on est conquis !!!

    Je ne détaillerai pas le reste de la pièce mais la folie égocentrique d’Artaud conjugué à la folie des grandeurs d’Hitler ça donne un mélange d’ « idées explosives »… Comme « la purification des idées », le tout « petit bourgeois », l’ « Europe morte », ou tout simplement « la puanteur » pour ne citer que quelques uns des thèmes abordés dans cette reconstitution d’une rencontre imaginée.

    Le texte de Tom Peuckert est un bijou littéraire, la mise en scène de Paul Plamper époustouflante (la cage est truffée de micros, ce qui donne des effets sonores particulièrement intéressants) et le jeu de Martin Wuttke, une pure délectation !

    A tous ceux qui ont l’occasion d’aller voir ce Théâtre de la Cruauté (dernière représentation ce soir, pour les rennais), n’hésitez pas ! Courez-y car « Ce qui, pour les autres, est sacré, pour celui qui tombe dans la machine à boudin, ce n’est que… du boudin »


    PS : ma soirée s’est finie par le trajet du retour…

    Place Hoche : une odeur de barba à papa, des djembes, ah, bah, oui, …une manif’ anti-CPE ! Soirée surréaliste, s'il en est!

    PPS: je n'ai pas trouvé sur le net la retranscription des 8 lignes d'Artaud à Hitler, sur quoi Peuckert a basé sa pièce mais j'ai trouvé cette lettre d'Artaud qui illustre bien son obsession du nazisme, lui qui appelait Hitler « l’impur Moldo-Valaque de la race des singes innés ».

    transfert en cours: 4 février 2006

    Par soso :: 08/02/2006 à 11:51 :: Au théâtre hier soir


    Ah Ces Anglais!

    "Bloody Mess" porte vraiment bien son nom: Très British!
    "Bloody"... et ça veut pas dire sanglant comme certaines personnes au rang derrière semblaient croire et "mess"... un bordel à l'anglaise qui séduit!



    La pièce commence par un jeu de clowns, l'un met les chaises sur le devant de la scène, l'autre les déplace à l'arrière.. et le premier revient les chercher pour les remettre devant... and so on! Ils finissent par les jeter d'avant en arrière...

    Puis le reste de la troupe arrive, tous s'asseyent sur une ligne à l'avant de la scène et nous présente le spectacle à venir. En soi, cette introduction est déjà hilarante, mais l'intérêt est d'y repenser à la fin du spectacle. Quand deux d'entre eux se battent pour déclarer qu'ils auront le rôle du héro romantique et qu'ils sont en fait des roadies aux cheveux longs, fan de rock, dans la pièce, quand Claire nous demande de ne penser qu'à la baiser à la fin du spectacle et qu'elle porte un costume de gorille tout du long, quand Jerry nous dit "I'm the only star in this show" et qu'il passera près d'un tiers du temps nu, portant une étoile argenté devant lui, et quand, l'autre étoile, se présente comme étant "symbolic"... le ton est donné!!!



    C'est donc de l'humour britannique pur jus!!!

    Quant au contenu, il est presque métaphysique (le cycle de la vie) et fortement métadramatique (la représentation des choses).

    « Une pom-pom girl délinquante danse et hurle.
    Une lumière stroboscopique tremblote, face tournée vers le sol.
    Deux clowns barbouillés commencent une bagarre.
    Une femme pleure un chagrin d’opéra, s’arrête, change de costume, et puis recommence.



    On entend la musique de Deep Purple, mais elle est soudainement remplacée par les suites pour violoncelle de
    Bach. Un type commence à raconter l’histoire du monde en partant du Big Bang, mais il est vite interrompu.
    Un test sono.
    Une interview.
    Un monologue séducteur.
    Des roadies sortant tout droit d’un concert de rock se faufilent sur la scène pour apporter des lumières disco, des
    enceintes et un microphone dont personne n’a vraiment envie.
    Une femme en combinaison de gorille balance du pop-corn sur tout ce qui bouge tel un mime dément.
    Deux beaux hommes bien habillés dansent avec des étoiles faites maison avec du papier aluminium. Un magnifique
    silence est mis en scène.
    Forced Entertainment s’attaque à la vie, l’univers et tout le reste dans leur dernière extravaganza »
    (Financial Times)


    "The Meaning of Life" pourrait être très satisfaisant comme sous-titre... autre sous-titre possible, le nom du collectif: "Forced Entertainement"!





    transfert en cours: 20 janvier 2006

    Par soso :: 08/02/2006 à 11:00 :: Au théâtre hier soir


    La dernière pièce que j'ai vue... La Tour de la Défense de Copi mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo avec Clément Sibony,
    Marcial Di Fonzo Bo, Marina Foïs, Mickaël Gaspar, Pierre Maillet et Jean-François Auguste.




    L'histoire:
    un couple d’hommes las, une voisine sous acide divorcée d’un Américain, un travesti, et Ahmed, objet de désir... tous se retrouvent dans l'appartement du couple pour un réveillon apocalyptique...



    C'est cinglant, plein d'humour noir, les décors sont délicieux... on mange du serpent au rat, sorti des cabinets, on hurle, on se blesse et
    on baise frénétiquement (pour oublier???).



    Citations:

    "Aujourd'hui, ça fait 9 mois que nous ne faisons plus l'amour"

    "T'as jamais rencontré une femme de ta vie? Une vraie femme, hein, celles qui te font chier à mort."

    "- Ne me tuez pas!
    - Mais c'est toi qui veut te suicider connasse!
    "

    "J'ai eu la cuisse du rat, je peux avoir du blanc?"



    Un hélicoptère, la fin du monde est proche...
    magnifique!




    les catégories: au théâtre hier soir

    Par soso :: 08/02/2006 à 9:40 :: Au théâtre hier soir


    Revue des pièces que je vais voir... Y aura probablement pas beaucoup de billets dans cette catégorie, mais j'y tiens tout de même
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