Pas vraiment le temps de vaquer à mon passe-temps presque préféré alors pour vous faire patienter je vous soumet un tout petit article qui m'a bien fait rire (Christine Angot m'est antipathique).
Ce genre de hasard doit vous arriver une fois au cours d’une vie de journaliste : observer à son insu une personne lisant l’article que vous avez écrit sur elle. Quand cette personne s’appelle Christine Angot, l’effet de sidération est d’autant plus grand : suivre en direct ses faits, gestes et états d’âme alors qu’elle vient de les retranscrire par le menu dans son roman, il y a de quoi donner le vertige. L’incroyable s’est produit dans un café de Saint-Augustin, à Paris, où l’écrivain lisait Télérama à la table d’à côté. Et la dame de se mordre les joues, de se taper le front du poing, de fulminer à toutes vapeurs. Précisons que la critique qui la mettait dans cet état était sincèrement élogieuse, et défendait, entre autres, la nouvelle sagesse et la limpidité de style de son livre Rendez-Vous. Une fois l’article lu, Christine Angot saisit fébrilement son téléphone portable : « Allo, t’as lu Télérama ? Non mais quelle connasse ! Ça ne sert à rien que j’écrive des livres si c’est pour être lue par des connasses pareilles ! Comment veux-tu que mon ostéo s’en sorte si je dois supporter des papiers de connasses comme ça ! Comment ça, c’est bien ? Mais non ! J’ai écrit tout le livre pour montrer que cet homme m’aime, et cette connasse dit tout l’inverse ! » Dur métier. ◆ M.Ln.
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