Ce soir, ne manquez sous aucun prétexte ce merveilleux film :
Depuis qu'Otar est parti sur
arte à
20h40.

Le synopsis est simple : A travers l'histoire d'un mensonge d'amour, le portrait délicat de trois femmes de générations différentes dans la Géorgie d'aujourd'hui.
L'occasion, donc, pour la plupart, d'entre nous de découvrir ce pays à travers une histoire vraie. Pour l'anecdote, l'équipe a attendu que la grand-mère réelle décède pour sortir le film car elle n'a jamais su la vérité... et le mensonge qui sous-tend le scénario part d'un si bon sentiment.
La deuxième scène du film est une longue séquence dans un bureau de poste. La réalisatrice tient beaucoup à cette séquence parce que c'est la première qu'elle a imaginé et tourné: "Ces images documentaires me plaisaient, c'était ma façon d'incarner les lettres mais aussi la décrépitude absolue d'un pays décalé, assez gai, avec des gens qui vivent et qui se marrent malgré tout."
L'idée principale du film consistait à parler des relations entre les trois protagonistes féminins, échoués dans un pays (la Géorgie) qui oscille entre transformations et régression. Julie Bertuccelli ajoute: "Je voulais que Eka, Marina et Ada soient au même niveau, qu'il n'y ait pas de personnage principal. D'une certaine manière, elles sont un même personnage, la même femme à trois étapes de la vie."


Si vous n'êtes toujours pas convaincus, regardez-le uniquement pour l'actrice qui joue le rôle de la grand-mère. D'origine polonaise, l'actrice Esther Gorintin a commencé sa carrière d'actrice à 85 ans, en incarnant le rôle de Véra dans
Voyages d'Emmanuel Finkiel. Ce rôle lui a valu entre autres le prix d'interprétation féminine en 1999 au festival d'Albi.
Depuis qu'Otar est parti est son cinquième film.