For a moment, imagine with me a tropical island named Rapu Rapu. It is surrounded by turquoise water filled with fish and other marine life, which the residents rely on for their livelihoods.

Now imagine an open pit mine extracting a range of different metals and then rinsing them in cyanide and mercury pools on that island. That is what we are dealing with here in the Philippines.

In many places, pollution from mining operations damages marine habitats and contaminates seafood consumed by local people, threatening our oceans and ultimately ourselves and our future.
In the Philippines, Bicol’s immensely beautiful marine environment and its fragile sea creatures face a grave threat—toxic pollution and siltation caused by mining operations in Rapu Rapu Island in Albay.
The pristine waters of the Bicol region are acknowledged as the feeding grounds and migratory route of the whale shark, the largest fish in the sea. It is also home to five of the seven known marine turtles in the world, and its rich seagrass beds and mangroves, which make for a high marine biodiversity index, have turned the area into exceptionally rich fishing grounds for the region’s fishermen.
The Philippine government allowed Australian firm Lafayette Philippines Inc to start the extraction of gold, silver, copper and zinc within Rapu Rapu in April 2005 despite strong opposition from local and national groups concerned that toxic mine tailings will be released into the sea. Clearly, the island is a dangerous place for a mine: not only is it situated along the country’s typhoon belt, but also along a major fault, making it a high-risk area for mining catastrophes. During its few months of operation, the mining company showed negligence and government agencies, such as the Environmental Management Bureau and the Mines and Geosciences Bureau, failed to act on behalf of the people and environment. In October and November 2005, cyanide and other contaminants from the mine spilled into the sea and around the island, resulting in massive fish kills.
On May 19, 2006, a government-commissioned report recommended canceling the license of Lafayette in Rapu Rapu and a moratorium on all mining at Rapu Rapu. Greenpeace is running a petition to President Gloria Arroyo to follow the recommendations of the Rapu Rapu Factfinding Commission. The Greenpeace petition calls for permanent closure of the mine and obligation or Lafayette to clean and rehabilitate the mine site so that further damage can be avoided.
Send a petition to President Gloria Macapagal Arroyo. 
Le complexe minier à ciel ouvert de la compagnie Lafayette occupe une surface de 180 hectares sur l'île de Rapu Rapu. Il y a quelque temps, les environnementalistes ont averti que les polluants présents dans la mine représentaient un risque pour les récifs coralliens de la région. Les autochtones s'inquiétaient pour leur stock limité d'eau potable et leur source de revenus, qui dépendent essentiellement de la mer. Les 11 et 31 octobre 2005, des fuites de cyanure ont prouvé le bien-fondé de ces craintes.
Les eaux limpides de Rapu Rapu hébergent des récifs coralliens, des forêts de mangroves (sur les côtes), des herbiers marins et une grande diversité biologique. Les espèces locales incluent 5 des 7 types connus de tortues marines, des hérons pourpres, des dauphins et des gigantesques requins baleines.
La végétation sous-marine et les poissons ont immédiatement été affectés par les fuites de cyanure, de même que les criques et cours d'eau locaux. Les pêcheurs municipaux ont rapporté qu'ils devaient travailler plus longtemps et naviguer plus loin des côtes pour attraper le poisson dont ils avaient besoin.
Le gouvernement philippin a mis Lafayette à l'amende pour les fuites de produits polluants et a suspendu les activités de l'usine de traitement de la compagnie. Pourtant, les opérations dans la mine ont continué.
La présidente des Philippines Gloria Macapagal-Arroyo a mis sur pied une commission spéciale chargée d'enquêter sur les fuites. Le 19 mai 2006, la commission faisait connaître ses recommandations : annulation de la licence de Lafayette à Rapu Rapu et mise en place d'un moratoire sur toutes les activités d'exploitation minière sur l'île.
L'enquête a prouvé que Rapu Rapu se situe dans une 'zone à typhons' et se trouve sur une faille tectonique - ce qui en fait une zone à haut risque. En outre, Lafayette s'est montrée négligente en montant des opérations "trop vite, trop tôt" (ce sont les propres mots de la société) et en omettant de prendre en considération le facteur météorologique lors de la construction de son usine.
Il s'agit d'un cas flagrant d'irresponsabilité industrielle. La recommandation de la commission présidentielle et l'opposition des communautés locales sont par ailleurs on ne peut plus claires. L'histoire devrait donc s'arrêter là, non?
Pas si vite. Lafayette, société australienne, est la première (et la plus grande) entreprise à avoir investi massivement dans l'industrie minière aux Philippines. Le gouvernement traîne donc les pieds - certaines personnes vont même jusqu'à dire que fermer la mine serait très mal perçu par les investisseurs potentiels étrangers. Nous pensons au contraire que la fermeture de la mine enverrait le bon message. La santé de l'environnement et des communautés locales est bien plus importante que 6 ou 7 années d'exploitation profitable d'une mine.
Pendant ce temps, Lafayette et une autre société minière (Miracle Mile Mining Corp.) ont passé un accord sur l'exploration d'un total de 4486 hectares - ce qui correspond à 80% de la surface de l'île - pour la recherche de minerais...
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