Rien que dans les titres, on pourrait s'y perdre. Dans les périodes traitées aussi. Mais surtout, et, là, certains hurleront à l'inculture, dans l'ennui provoqué par ces écritures du "moi".
Un secret débute en hommage gros comme une madeleine et se déroule lentement, mot à mot, moi et eux, eux et moi... Il a suscité mon intérêt sur deux pages (au deux tiers du livre, environ). Haletantes, certes. Et pour les idiots on vous le signale visuellement : fin de chapitre en suspens. Ca marche, mais, beurk, c'est gros. Quant au secret, on le comprend dès le début du bouquin... Et on nous dit que le livre est mieux que le film (il a d'ailleurs remporté le Goncourt des lycéens). Oh, mais voilà un film que je ne verrrai pour rien au monde !!!
Un pedigree. Si vous survivez à la lecture d'annuaire que constituent les 50 premières pages ou presque, vous aurez le plaisir de lire de bonnes pages. Le personnage prend de l'épaisseur et on gagne en empathie. Mais la lecture n'en est pas franchement agréable. On se dit alors "C'est Modiano tout de même, tellement de gens le vénère, il doit y avoir autre chose que ces pages molles". En ancienne étudiante nourrie à la déconstruction, j'ai bien vu ce qui se tramait mais je reste sur ma faim... l'ambition "oeuvre littéraire" est trop visible, le récit est au deuxième plan, à mon humble avis. Et que personne n'ose le comparer à Perec, sinon ça va barder !
Ai-je un problème avec l'autofiction française ? Probablement...
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