En français, ça donne l'article de Sébastien Bohler, rédacteur en chef de Cerveau & Psycho et chroniqueur dans "Arrêt sur Image":
"Ventre affamé n’a pas d’oreilles ?
Idée reçue qu’il convient de nuancer. D’après une étude réalisée à l’Université de New Haven, la faim augmenterait les capacités de mémorisation.
Sabrina Diaro et ses collègues ont injecté à des souris une molécule
que l’organisme produit lorsque l’on jeûne : la ghreline. Ils ont
constaté que les souris mémorisaient mieux la sortie d’un labyrinthe ou
la forme d’objets qu’on leur présentait. Ils ont constaté que la «
molécule de la faim » multiplie le nombre de synapses dans
l’hippocampe, un des centres les plus importants de la mémorisation
dans le cerveau. Selon les auteurs de l’étude, il est naturel que les
souris voient augmenter leurs capacités de mémorisation en situation de
jeûne, car elles doivent être en mesure de se repérer plus efficacement dans un environnement naturel pour trouver de la nourriture.
Cette
découverte a des implications thérapeutiques: la concentration de
ghreline diminue chez les personnes âgées, ce qui pourrait contribuer
aux pertes de mémoire liées à la maladie d’Alzheimer. Des traitements à
base de ghreline stabiliseraient le nombre de neurones dans
l’hippocampe et les capacités de mémorisation des patients. Rappelons
que le mathématicien Pythagore exigeait de ses élèves qu’ils se privent de nourriture avant d’assister à ses cours… Peut-être pour mieux les mémoriser ?"
Bonne soif de connaissance!